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Principes directeurs
1. Les femmes (y compris les femmes enceintes) qui ont besoin d’ARV (antirétroviraux) pour leur propre santé doivent recevoir un TAR (Traitement antirétroviral ) à vie. 2. Il est crucial de disposer d’une numération des CD4 au cours de la période prénatale pour décider si la mère remplit les conditions pour recevoir un TAR. 3. Les interventions recommandées doivent viser à réduire au maximum la transmission verticale du VIH, à avoir le moins possible d’effets secondaires chez la mère et chez l’enfant, et à préserver les futures options de soins pour le VIH et de traitement. 4. Des interventions efficaces durant le post-partum et basées sur des ARV permettront des pratiques d’allaitement maternel à moindre risque. 5. Il est nécessaire d’avoir des principes simples et uniformes entre les différents pays Les recommandations en quelques mots Les recommandations de PTME font références à deux approches clés : 1. 1. Un TAR à vie pour les femmes infectée par le VIH qui ont besoin de traitement.2. 2. Une prophylaxie (la fourniture d’ARV pour une période limitée) pour prévenir la transmission du VIH de la mère à l’enfant. Ces deux approches servent de base aux éléments suivants : 1. Un début plus précoce du TAR pour un nombre plus important de femmes enceintes infectée par le VIH afin que ce traitement bénéficie à la santé de la mère et permette en même temps de prévenir la transmission du VIH à l’enfant au cours de la grossesse. 2. Fournir pour une période plus longue une prophylaxie antirétrovirale aux femmes enceintes séropositives pour le VIH dont le système immunitaire n’est pas trop altéré et qui n’ont pas besoin de TAR pour leur propre santé. Cela permettra aussi de réduire le risque de transmission du VIH de la mère à l’enfant dans ce groupe. Principales recommandations 1. Traitement antirétroviral (TAR) pour les femmes enceintes infectées par le VIH qui ont besoin d’un traitement pour leur propre santéRECOMMANDATION 1 Chez les femmes enceintes dont le statut VIH est confirmé, il est recommandé de débuter un traitement pour leur propre santé chez toutes les femmes enceintes infectées par le VIH dont le nombre de CD4 est < 350 cellules/mm3, quel que soit le stade clinique de l’OMS ; et chez toutes les femmes enceintes infectées par le VIH dont le stade clinique de l’OMS est 3 ou 4, quel que soit le nombre de leurs CD4.(Recommandation forte, données de qualité moyenne) (Voir Tableau 1) Remarques : les critères pour débuter un TAR chez les femmes enceintes sont les mêmes que ceux utilisés chez les femmes qui ne sont pas enceintes. La recommandation accorde une grande valeur à la santé de la femme et une valeur relativement faible aux risques potentiels et à l’augmentation des coûts. Les données disponibles montrent que la TAR chez la femme pendant la grossesse et continué pendant l’allaitement maternel est efficace pour réduire la transmission du VIH ou les décès du nourrisson, c’est aussi l’intervention la plus efficace pour améliorer la santé des mères infectées par le VIH et diminuer le risque de transmission dans ce groupe qui compte le risque de transmission mère-enfant du VIH le plus élevé. Tableau 1. Conditions à remplir pour le TAR et pour la prophylaxie par ARV chez les femmes enceintes infectées par le VIH
RECOMMANDATION 2 Les femmes enceintes infectées par le VIH qui ont besoin d’un TAR pour leur propre santé doivent débuter le TAR quel que soit l’âge gestationnel et le continuer tout au long de la grossesse, de l’accouchement et par la suite. (Recommandation forte, données de qualité moyenne) Remarques : le moment pour commencer le TAR chez les femmes enceintes est le même que chez les femmes qui ne sont pas enceintes, c’est-à-dire dès que la femme remplit les conditions pour le TAR. La recommandation accorde une grande valeur à la santé de Chez les femmes enceintes qui ont besoin de TAR pour leur propre santé, le schéma de TAR de première intention privilégié doit comprendre une combination de base AZT+3TC : * AZT: zidovudine; 3TC: lamivudine; NVP: névirapine; EFV: efavirenz; TDF: ténofovir; FTC: emtricitabine; XTC: 3TC ou FTC Remarques : Les schémas de TAR de première lignes privilégiés recommandés pour les femmes enceintes infectées par le VIH sont les mêmes que chez les femmes qui ne sont pas enceintes. La recommandation accorde une grande valeur à la santé de la femme et aux avantages pour
Les nourrissons nés de femmes infectées par le VIH qui reçoivent un TAR pour leur propre santé doivent recevoir (Recommandation forte, données de qualité moyenne) b. pour les nourrissons qui ne sont pas allaités au sein: AZT ou NVP tous les jours à partir de la naissance et jusqu’à l’âge de 6 semaines (Recommandation soumise à conditions, données de qualité moyenne) Remarques : La recommandation accorde une grande valeur à la prévention de la transmission périnatale du VIH et à fournir une protection supplémentaire au nouveau-né en plus de la protection reçue par le schéma de TAR de
Toutes les femmes enceintes infectées par le VIH qui n’ont pas besoin de TAR pour leur propre santé ont besoin d’une stratégie efficace de prophylaxie par ARV efficace pour prévenir la transmission du VIH à leur enfant. La prophylaxie par ARV doit commencer dès la 14ème semaine de grossesse (deuxième trimestre) ou dès que possible par la suite chez les femmes qui se présentent tard au cours de la grossesse, au cours du travail ou au cours de l’accouchement. (Recommandation forte, données de faible qualité) Remarques: malgré le manque de données montrant que le fait de commencer la prophylaxie plus tôt (avant la 28ème semaine) est associée à un taux moins élevé de transmission in-utero, le groupe a accordé une grande valeur à la réduction du nombre des éventuelles de mères perdues de vue et des mères chez lesquelles la prophylaxie est commencée tardivement quand on attend le troisième trimestre, et a reconnu qu’il y avait un risque de transmission in-utero tout au long de Pour toutes les femmes enceintes infectées par le VIH qui n’ont pas besoin de TAR pour leur propre santé, l’option A de prophylaxie par ARV consiste en : · AZT tous les jours pendant la période prénatale ; ‡Il n’est pas nécessaire de donner la NVP-du et l’AZT+3TC au cours de l’accouchement et après l’accouchement si la mère a reçu plus de 4 semaines d’AZT au cours de la grossesse. Pour les nourrissons allaités au sein, la prophylaxie par ARV donnée à la mère doit être associée à l’administration quotidienne au nourrisson de NVP à partir de la naissance et continuée jusqu’à une semaine après l’arrêt de toute exposition au lait maternel. Pour les nourrissons qui ne sont pas allaités au sein, la prophylaxie par ARV donnée à la mère doit être associée à l’administration quotidienne au nourrisson d’AZT ou de NVP à partir de la naissance jusqu’à l’âge de 6 semaines. (Recommandation soumise à conditions, données de faible qualité) Remarques: La composante maternelle de cette stratégie de prophylaxie par ARV est la même que celle recommandée dans les lignes directrices de 2006, la recommandation ayant cependant été révisée pour que cette prophylaxie commence de façon plus précoce pendant la grossesse (voir RECOMMANDATION 5). Pour les nourrissons allaités au sein, le groupe a accordé une grande valeur à une intervention qui permettrait des pratiques d’allaitement à moindre risque dans les situations où l’allaitement maternel est la norme. On ne dispose de données que sur la fourniture de NVP aux nourrissons jusqu’à l’âge de 6 mois ; le groupe a cependant jugé qu’il est nécessaire de fournir une prophylaxie par ARV pendant toute la durée de l’allaitement maternel pour réduire le risque de transmission. Le groupe a aussi jugé qu’il ne faut pas recommander de durée limite pour l’allaitement maternel ; l’OMS fournira des lignes directrices séparées sur le VIH et l’alimentation du nourrisson dans le contexte des ARV. Tout comme dans la RECOMMANDATION 4, pour les nourrissons qui ne sont pas allaités au sein, il n’y a pas de données étudiant l’efficacité de la prise quotidienne de NVP au-delà d’une dose unique de NVP à Pour toutes les femmes enceintes infectées par le VIH qui n’ont pas besoin de TAR pour leur propre santé, l’option B de prophylaxie par ARV consiste en une association de trois ARV donnée à la femme enceinte en commençant dès la 14ème semaine de grossesse jusqu’à une semaine après l’arrêt de toute exposition au lait maternel. · AZT + 3TC + LPV/r** ** LPV-r: lopinavir/ritonovir; ABC: abacavir (Recommandation forte, données de qualité moyenne) Pour les nourrissons allaités au sein, la prophylaxie par trois ARV donnée à la mère doit être associée à l’administration quotidienne au nourrisson de NVP à partir de la naissance jusqu’à l’âge de 6 semaines. (Recommandation forte, données de faible qualité) Pour les nourrissons qui ne sont pas allaités au sein, la prophylaxie par trois ARV donnée à la mère doit être associée à l’administration quotidienne au nourrisson d’AZT ou de NVP à partir de la naissance jusqu’à l’âge de 6 semaines. Remarques : la prise d’une prophylaxie par trois ARV par la mère pendant la grossesse chez les femmes qui ne remplissent pas les conditions pour recevoir le TAR permet d’obtenir de très faibles de taux de transmission in-utero et peripartum. Une grande valeur est également accordée à la simplicité de l’intervention qui ne comprend qu’un seul schéma pour la mère et un seul schéma pour le nourrisson et qui peut être disponible en une seule dose quotidienne d’association de médicaments en doses fixes. Pour les nourrissons qui sont allaités au sein, les données disponibles suggèrent que la prophylaxie par trois ARV commencée par la mère pendant la grossesse et poursuivie pendant l’allaitement est efficace pour réduire le risque de transmission du VIH et le décès des nourrissons. Une grande valeur a été placée par le groupe au fait de fournir une intervention permettant des pratiques à moindre risque de l’allaitement maternel aussi longtemps que le nourrisson est exposé au lait maternel. Pour les nourrissons qui ne sont pas allaités au sein, la recommandation conditionnelle a été basée principalement sur des considérations de terrain : l’âge de 6 semaines correspond à celui de la consultation pour la première vaccination et est aussi dans la plupart des situations la date cible pour le dépistage précoce chez les enfants exposés au VIH ; ceci implique que la plupart des nourrissons ont l’occasion d’être vus en consultation et évalués à cet âge. Le tableau 2 donne un résumé des options de prophylaxie par ARV recommandées chez les femmes enceintes infectées par le VIH et qui ne remplissent pas les conditions pour recevoir le traitement. · Option A: AZT maternel Dans les situations où l’allaitement maternel est la pratique privilégiée, il est très avantageux de fournir au cours de la grossesse, du travail et de l’accouchement ainsi que pendant l’allaitement une prophylaxie efficace et sur une période prolongée aux femmes qui ne remplissent pas les conditions pour recevoir le TAR. Les deux options recommandées (option A et option B) permettent une réduction importante du risque de TME. Chacune présente des avantages et des inconvénients, en termes de faisabilité, d’acceptabilité et de sécurité pour la mère et pour le nourrisson, ainsi qu’en terme de coût. Le choix de l’option à privilégier doit se faire au niveau du pays, après avoir pris en considération les avantages et les inconvénients. TABLEAU 2. OPTIONS DE PROPHYLAXIE PAR ARV CHEZ LES FEMMES INFECTÉES PAR LE VIH QUI N’ONT PAS BESOIN DE TRAITEMENT POUR LEUR PROPRE SANTÉ
Source : Organisation Mondiale de la Santé (OMS) | ||||||||||||||||||||||||||
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| France | ||||||||||||||||||||||||||
| Date de publication : Mardi 12 janvier 2010 | ||||||||||||||||||||||||||
| Date de mise à jour : Lundi 3 mai 2010 | ||||||||||||||||||||||||||



